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L'emballage et la santé vus par le CNE

La question de la santé est au cœur des préoccupations des citoyens et des consommateurs aujourd’hui.

Ainsi à l’heure où des associations de consommateurs relayés par certains médias s’interrogent quant à la toxicité de certains composants dans l’emballage et où ces dossiers suscitent de véritables polémiques, le Conseil National de l’Emballage a souhaité apporter sa contribution sur ce thème et expliquer comment l’industrie de l’emballage travaille au quotidien  pour garantir hygiène et sécurité pour tous les types de produits.

 

 

Michel Fontaine président CNE

Vous avez souhaité  faire un point sur la prise en compte des critères d’hygiène et de sécurité par les industriels de l’emballage ?

M.F. :"Effectivement, depuis 50 ans, l’industrie de l’emballage est très en pointe sur les thématiques de l’hygiène, tant sur la question de la protection des produits, des aides au transport et au rangement qu’à la vie du produit chez le consommateur…. Le niveau d’emballage est un véritable marqueur de développement des pays industrialisés.

Cette question essentielle de l’hygiène et de la sécurité des produits dans leur durée de vie et dans leur acheminement au consommateur a été au cœur des échanges de nos experts, administrateurs et représentants d’associations, qui se sont réunis à plusieurs reprises depuis le mois d’octobre 2010."

 

Comment est-ce que ce groupe de travail  a travaillé ?

M.F. :"Dans un premier temps, nous avons souhaité travailler à la remise en perspective des apports de l’emballage. Les consommateurs réclament un produit sain, dans un contenant stérile, neutre, protégé....mais également un produit sûr (emballage-indicateur d’ouverture, emballage assurant une bonne conservation, une traçabilité…). L’industrie de l’emballage travaille en permanence  pour ces améliorations. Je citerai l’exemple de cet indicateur d’effraction qu’est le système du « pop-up » mis en place par les fabricants de petits pots pour bébés qui souhaitaient, il y a quelques années, mettre fin de façon définitive aux menaces de contamination."

 

Vous avez aussi souhaité expliquer comment sont pris en compte les dangers et les risques dans ce domaine ?

M.F. : "Oui, il nous a vraiment paru utile de décrire le système de fonctionnement de l’industrie de l’emballage par rapport à cette thématique de la santé. Ainsi, nous avons voulu réfléchir ensemble sur la distinction qu’il convient de faire dans ce domaine entre le danger et le risque. Et montrer comment ces données sont prises en compte chez les industriels.

Souvent le consommateur confond « danger » et « risque ». Le  « risque » se créé en fonction de la durée de l’exposition au danger. C’est là qu’intervient la notion de seuil : les agences sanitaires fixent la notion de seuil acceptable pour le consommateur. C’est « la dose qui fait le poison ».

Les réglementations sanitaires, édictées par les agences sanitaires, visent à délimiter les concentrations admissibles pour que la santé humaine soit garantie. Et les emballagistes respectent bien évidemment totalement ces critères !"

 

Le problème semble parfois résider dans le décalage qu’il y a entre les attentes des consommateurs et les modifications opérées par les industriels de l’emballage ?

M.F. :"Les améliorations résultent le plus souvent d’anomalies constatées, de plaintes de consommateurs…auxquelles ils essayent de répondre au plus vite. Dans le cas de changements d’emballages liés aux évolutions technologiques ou aux avancées scientifiques et règlementaires, il arrive effectivement que le délai de mise en place de solutions alternatives puisse varier de quelques mois à plusieurs années. Et il arrive aussi que, la science progressant chaque jour, on découvre de nouvelles substances dangereuses.

Il y a 100 ans, l’amiante n’était pas un problème, sa dangerosité est maintenant avérée. Certaines ONG prétendent qu’il en va de même pour le Bisphénol A. Les scientifiques experts de ce domaine devront trancher rapidement. 

Par ailleurs, les industriels travaillent parfois dans des domaines qui ne sont pas encore couverts par des réglementations, ils œuvrent alors de concert pour édicter des guides de bonnes pratiques qui pourront servir de socle à l’élaboration de nouvelles lois."

 

Aujourd’hui, la santé fait l’objet d’une communication passionnelle, qui n’est plus toujours dans l’objectivité ou la rigueur scientifique. Comment agir et réagir alors ?

M.F. :"C’est  effectivement ce que on l’a vu dans le cas du bisphénol A par exemple, où la France est allée plus loin encore dans la transposition de la directive européenne. On aurait pu évoquer également la question des substances d’actualité, type « phtalates ». Les débats ont montré que les parlementaires n’avaient peut être pas été suffisamment informés en amont et ont ainsi interdit tous types de phtalates (adoption du projet de loi interdisant notamment les phtalates par les députés à l’Assemblée nationale le 3 mai dernier).

De manière générale, je crois que nous devons anticiper en permanence. Je pense que les industriels devraient être encore plus attentifs aux signaux faibles, aux questionnements, aux critiques des consommateurs qui désormais s’expriment beaucoup sur le net. A nous, chaîne d’emballage, d’être attentifs à ces demandes, de les analyser et de les convertir en préoccupations pertinentes.

Et dans le même temps, il faut continuer à faire en sorte que le travail accompli par les industriels de l’emballage soit mieux connu, afin qu’une partie des polémiques, souvent fondées sur des considérations irrationnelles, ne puissent pas être relayées.

C’est tout l’enjeu de nos groupes de travail pour lesquels les participants ont accompli un travail remarquable d’information."

 

La note est téléchargeable sur le site : http://www.conseil-emballage.org/Img/Publications/71_1.pdf

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